Depuis le vendredi 9 février, Jiyed JIYED, artiste peintre, et Mounir TAHRI, militant syndical, sont maintenus en détention au centre fermé 127bis à Steenokkerzeel.

 

 

Rappel des faits

 

Nous sommes un vendredi soir à Globe Aroma, association culturelle qui promeut des rencontres artistiques favorisant la cohésion sociale en région bruxelloise. Aux alentours de 16h, des hommes en civil, munis de brassards, débarquent dans l’ASBL. Ils sont accompagnés par un important dispositif de police. Pendant que deux inspecteurs accompagnent Els et Koen, les responsables de Globe Aroma, à l’étage pour vérifier les registres de présence, la police se met à contrôler l’identité de toutes les personnes présentes dans le couloir et au rez-de-chaussée. Sept personnes sans papiers sont ainsi arrêtées. Cinq d’entre elles ont été relâchées après plusieurs heures passées au commissariat; deux ont été emmenées au 127bis, le centre fermé de Steenokkerzeel. Il s’agit de Mounir TAHRI, militant syndical du comité des travailleurs migrants, et de Jiyed JIYED, artiste devant présenter ses peintures quelques heures plus tard dans une exposition organisée par la Ville de Bruxelles…

 

Le cadre dans lequel la police est intervenue n'était pas clairement identifiable au moment du contrôle. Nous apprendrons par la suite qu’il était réalisé dans le cadre du "plan Belfi". Celui-ci cible principalement le secteur associatif bruxellois. Si ce contrôle ne visait pas officiellement les sans-papiers, c’est pourtant sur eux que la répression s'est abattue.

 

Nous rappelons que le gouvernement fédéral a pris de nombreuses mesures visant à stigmatiser, discriminer, arrêter, détenir et expulser les sans-papiers. Parmi celles-ci : le projet de loi sur les "visites domiciliaires" actuellement à l’étude pour pouvoir les arrêter à leur domicile ou au domicile de tiers, le projet de loi "anti-squat" pour les empêcher d’occuper un bâtiment vide depuis plusieurs années, les réformes du droit d’asile pour faciliter la détention des personnes sans-papiers qui voudraient réintroduire une demande d’asile, la création de trois nouveaux centres fermés, ainsi que la construction d’unités pour pouvoir détenir des familles avec enfants...  

 

Nous exigeons

• La libération immédiate de Mounir TAHRI et Jiyed JIYED emprisonnés au centre fermé 127bis ;

• Le retrait du projet de loi autorisant l’intrusion des forces de l’ordre dans les domiciles privés pour traquer les migrant.e.s ayant reçu un ordre de quitter le territoire ;

• Le refus par les communes de toute collaboration aux actions de rafles quelle que soit leur nature (Belfi, SEFOR…)

• La fin des rafles de sans-papiers dans les transports publics (STIB, SNCB…).

 

Source : petitions24