"Peu importe les pressions et tentatives d'intimidation, nous poursuivrons le travail de défense dans l'intérêt de nos clients afin que cesse leur détention et qu'ils ne soient pas soumis à des conditions de vie inacceptables en Serbie", ont indiqué samedi les avocats de Progress Lawyers Network, en charge des intérêts de la famille Breischa.

Cette dernière, composée d'une femme et de quatre enfants, a été enfermée le 14 août au centre fermé 127bis à Steenokkerzeel. En raison des procédures de recours qu'elle avait intentées, son éloignement du territoire s'est avéré impossible dans le délai de quatre semaines fixé par un récent arrêté royal.

Vingt-huit jours plus tard, le 10 septembre, la famille a donc été transférée dans une maison de retour en attendant son expulsion. Après avoir disparu de ce dernier établissement jeudi, la mère et ses quatre enfants ont été retrouvés vendredi et réincarcérés au 127bis.

"Que la polémique cesse"

"Nous souhaitons que la polémique cesse, que la procédure d'asile se déroule en toute sérénité devant les juridictions comme il se doit dans un Etat de droit et que les attaques personnelles contre des avocats qui ne font que leur travail s'arrêtent", a précisé samedi le collectif d'avocats, alors que le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken, a publié plusieurs messages critiques sur Twitter et dans la presse.

D'après Progress Lawyers Network, l'intérêt des quatre enfants est au cœur des démarches et procédures accomplies. "Quiconque prend la peine de se renseigner ne fusse qu'un peu constatera que la situation de la population rom en Serbie, et en particulier celle des enfants, est catastrophique. L'introduction d'une demande d'asile pour les enfants est donc plus que justifiée", insiste le collectif.

"Renvoyer cette maman et ses quatre enfants, dont le plus jeune a un an, en Serbie aurait pour conséquence de les exposer directement à une violation de leurs droits humains fondamentaux", ajoute-t-il.

 

Source : lalibre